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Critique de livre

Marche sur la queue du tigre, jonas peyrieux : instinct animal

roman marche sur la queue du tigre de jonas peyrieux
Prix des Étoiles 2021
En partenariat avec Librinova
Résumé

« C’est dans ce cadre de vie assommant et sclérosé qu’est née l’une des aventures les plus folles de ma jeune existence : démissionner, quitter Paris, acheter un camion sur un coup de tête et traverser l’Afrique de l’Ouest avec deux de mes meilleurs amis ».

Charles a 20 ans et travaille dans un grand hôtel parisien parce qu’il ne sait pas vraiment quoi faire d’autre de sa vie. En même temps, il se rend bien compte que ce type de vie n’est pas pour lui, et que le monde l’appelle, ainsi que le désir de vivre une existence digne de ce nom. Tiraillé entre la nécessité de devenir un homme responsable et l’opportunité de réaliser ses rêves de jeunesse, il devra faire un choix difficile à assumer, aux conséquences parfois douloureuses pour un jeune en quête de sens et d’identité.
En se confrontant au danger, comme s’il marchait sur la queue d’un fauve endormi, Charles va réaliser que la liberté a un prix et qu’on revient changé à jamais d’une aventure comme celle-ci.
10 ans plus tard, c’est lui qui nous raconte son histoire.

Roman d’aventure – 285 pages –  17,90€ (broché) · 4,99€ (ebook)

4/5
Le mot de l'auteur

 » À l’hexagramme numéro 10 du livre des transformations, plus connu sous le nom de Yi King, on retrouve cette recommandation : « Marche sur la queue du tigre, il ne mord pas ». J’ai repris en guise de titre, une partie de ce précepte philosophique oriental comme une injonction personnelle. Quelque soit la route réputée inaccessible, la peur du danger ne doit pas nous empêcher d’avancer et d’être vivant en dépit de tout ».

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Il semblerait qu’il y ait toujours un prix à payer lorsque notre désir de liberté naît. Charles en fait la douloureuse, mais nécessaire expérience pour réaliser que dans la vie, la richesse ne se trouve pas nécessairement à des milliers de kilomètres, mais en nous.

J’ai trouvé vraiment ce roman enrichissant. Nous sommes ici dans le non-jugement où des contextes politiques nous dépassent en tant qu’être humain. Il est impossible d’être conscient de tous les enjeux que soulèvent de partir vers l’aventure et ce roman nous le démontre bien. Sans rancunes ni tabous, on y découvre le quotidien sous plusieurs angles différents qui font naître des sentiments, des préjugés, des stéréotypes sur une façon d’être, de faire, de vivre.
On sent que l’auteur y met tout son être et se confie quelque part sur cette quête d’identité en toile de fond qui est assez présente pour nous permettre de cerner ce qui se passe dans sa tête, et assez discrète pour nous permettre d’apprécier le dépaysement à travers les yeux des 3 amis en quête de sensations nouvelles.

En effet, l’auteur ne nous casse pas notre soif d’aventure, bien au contraire. Il nous nourrit à travers les expériences de trois garçons, chacun ayant un point de vue différent de ce qu’est l’aventure, nous permettant ainsi de nous attacher à un plus qu’à un autre.

« Ce qui compte, c’est la prise de risque qu’on est prêt à opérer, afin de changer de direction dans sa vie. »
– extrait « Marche sur la queue du tigre », Jonas Peyrieux

Ce qui me correspond

Faut-il partir loin pour découvrir ces racines ? Cette question que nous pose et se pose l’auteur nous invite à nous interroger sur le sens que l’on pose sur chaque action que l’on envisage. Comme il est très bien décrit au sein de ce roman, partir ne nous apporte pas forcément une réponse, mais a quand même l’utilité de nous fixer un cadre et nous permettre de poser les limites de ce qu’on l’on est prêt à faire. Vivre des aventures extraordinaires, tantôt dangereuses, tantôt humaines, favorisent notre capacité de nous recentrer sur nous et de déterminer ce qui nous donne de l’énergie et ce qui nous en retire. Au prix, parfois, de douloureuses rencontres, nos trois amis, partis en quête d’expériences, feront de leur périple une source d’apprentissage de terrain beaucoup plus profonde que seulement imaginer ce qui pourrait leur arriver. Ils ont remis leur vie entre les mains d’un futur qu’ils co-construisaient avec ce et ceux qu’ils découvraient sur leur route. N’est-ce pas là une forme de lâcher prise remarquable qu’il n’est pas donné à tous ?

La solitude à l'état animale

Une des choses qui m’a le plus frappé dans ce roman est la solitude ressentie sous plusieurs forme par Charles, l’un des trois amis. Partant pour une retraite de façon volontaire et enjouée, se retrouver livrer à soi-même devient alors un obstacle à l’épanouissement recherché au départ. De très belles métaphores sur ce sentiment d’étouffer sont glissées au fil des pages qui ont le don de nous enseigner et de confirmer qu’il n’est pas parce qu’on est accompagné que l’on ne peut pas ressentir un sentiment de mort imminente. S’avouer à soi-même que ce n’est pas ce dont on rêve lorsqu’on y déploie une énergie folle, devient alors douloureux, mais quelque part un mal nécessaire à une meilleure connaissance de soi.

Je remercie l’auteur pour sa générosité et de ne pas voiler la réalité telle qu’elle s’est offerte à nous et de nous rappeler qu’il est de notre pouvoir de se laisser surprendre par la vie dans le but de toujours se découvrir un peu plus chaque jour.

J’ai découvert des paysages à couper le souffle, mais également les côtés plus sombres d’un tel voyage. Frôler la mort avec une certaine forme de perspicacité est très impressionnant. Ma lecture fut très rapide et teintée de moments de lucidité sur un monde qui s’effondre et dont on nous vante parfois les bienfaits. Merci pour cette vérité. j’ai également apprécié cette forme d’humilité dans le retour de ce récit et le fait de se dire que finalement, on n’est pas si indispensable à un écosystème, mais que quelque part, cela est rassurant, car nous n’en portons pas l’immense poids.

Alexandra Baryton

Je coache les auteurs autoédités à développer leur notoriété et à vendre plus de livres grâce à mon programme de coaching ROAR.

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