Quand finira la nuit, Jean-luc estivaux : crimes complexes

Quand finira la nuit, Jean-luc estivaux : crimes complexes

Prix des Étoiles 2021
En partenariat avec Librinova
Résumé

S’il s’agit de prime abord d’un roman policier, l’énigme n’a que peu d’importance, de même que l’enquête : l’atmosphère de cette petite ville en est le vrai sujet ; de même que l’histoire d’amour, inévitable, n’est peut-être là que pour remplir les rêves d’un pseudo héros qui, en traversant cette aventure, va peu à peu se découvrir lui-même.

Aventure – 185 pages –  4,99€ (ebook)

2.2/5

 Né en 1953 à Clermont-Ferrand, titulaire d’une licence en droit, il a été agriculteur une dizaine d’années avant de devenir antiquaire pendant 15 ans et guide-conférencier, spécialisé en art roman auvergnat, pendant 20 ans, désormais retraité, il a nourri ce roman de ses expériences professionnelles et si les lieux, pour la plupart, ont changé de nom, il est facile de les identifier pour ceux qui connaissent l’Auvergne.

Bienvenue dans une série policière assez tordue, mais pour la moins surprenante. Si les détails sont nombreux, ils ont le don d’accrocher sur plusieurs pages, mon regard, mais pas tout à fait mon cœur…

Des intrigues très complexes

Si au début de ma lecture, je tiquais un peu sur les trop nombreux détails qu’abordait ce roman d’aventure, je fus servi en double voire triple quantité à mesure que les pages défilaient sous mes yeux. Bien trop concentrée sur ce flux dense, je ne pus totalement apprécier ce roman qui pourtant présente de nombreuses thématiques très intéressantes et un mélange politico-religieux attractif.

Entre amour et haine, la frontière est si mince

L’auteur nous embarque dans une intrigue aux multiples facettes à travers les yeux de Stan, un jeune journaliste parti se perdre dans une petite ville sombre où aucun secret ne peut être gardé malgré toute-bonne précaution. Ce qui amène Stan à Trémouilhe ? Un meurtre, du moins un corps échoué sur un toit du Beffroi, célèbre église imposante de par de son architecture et son histoire. Jusqu’ici, tout va bien, je sens que je vais me régaler. Cependant et comme je le précisais au début me voilà embarquée dans un flot de mots un peu abrutissants qui m’empêchent d’apprécier l’enquête qui vient de s’ouvrir.

J’apprécie tout de même le ton assez humoristique, sarcastique et authentique d’un village aux us et coutumes très marqués et aux comportements étranges de ses habitants. J’apprécie beaucoup la minutie des rôles joués par chacun des personnages importants de ce roman : le maire, Stan, le prêtre.

Ma lecture se poursuit avec une tension très nette entre attirance, jeu de séduction au sein de ce trio atypique et une sorte d’écœurement insupportable.

Un roman décalé, effrayant et sombre

La fluidité de ma lecture est donc compromise tout du long de ces 185 pages. Plusieurs intrigues s’imbriquent les unes dans les autres nous forçant à aborder et comprendre plusieurs histoires en une seule. Je ne peux enlever à l’auteur le suspense et la surprise de découvrir une thématique presque sortie de nulle part qui a eut le don de me faire ouvrir grand les yeux : le satanisme. À mille lieux de penser qu’un tel sujet allait être abordé, je retrouve un peu d’entrain à poursuivre ma lecture.

Satanisme, religion, perversion

Entre crimes, rites, messes noires, ma lecture prend un drôle d’air tirant vers la perversion de l’être humain. Je ne sais pas si finalement, il s’agit plutôt d’un livre fantastique, car je suis partagée entre mystère et magie. Les personnages et descriptions sont tantôt sensuels tantôts criminels. Une sorte de mysticisme plane autour des deux meurtres qui auront lieu dans cette ville étrange.

Chacun des protagonistes se retrouve enfermé dans un rôle qui ne lui correspond pas, cachant leurs vraies natures. Seulement, la vérité finissant toujours par sortir là où on ne l’attend pas, ils seront bien vite confrontés à leur vie de débauche et devront répondre de leurs actes.

Si vous n’avez pas peur des rites mystiques ou des intrigues complexes, alors ce roman est fait pour vous. Pour ma part, je reste assez déçue de ma lecture, car je sens que je n’ai pu profiter de sa richesse. Je me suis perdue à plusieurs reprises et n’ai pas accroché au style de l’auteur, assez rude à lire et à comprendre.

« Vous serez ce que je suis, j’étais ce que vous êtes. »
– extrait « Quand finira la nuit », Jean-Luc Estivaux


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.